8 mars 2008
Solidarité avec le personnel de CFF Cargo
Dans un registre plus grave, et vu l’actualité, le Congrès a aussi adopté une résolution de soutien au personnel de CFF Cargo, touché de plein fouet par de lourdes mesures de suppression ou transfert de postes. Tant à Fribourg qu’à Bellinzone, Bienne ou Bâle, les salarié/e/s peuvent compter sur le soutien et la solidarité des Socialistes fribourgeois. Téléchargez ici la résolution !
PSG
Voici la nouvelle équipe à la tête du PSF !
Le Congrès cantonal de ce samedi 8 mars restera marqué par le passage de témoin de la présidence du Parti. Solange Berset, qui a tenu la barre depuis 2002, passe les commandes à David Bonny. L’occasion pour les délégués de rendre un vibrant hommage à l’équipe sortante, dont l’engagement aura été marqué par de multiples succès dans les urnes et une progression constante en terme de suffrages ces dernières années. MERCI Solange, Daniel et Alex !
L’équipe sortante : Daniel Bovigny, Solange Berset et Alexandre Grandjean
Le Congrès a ensuite, et par acclamations, porté David Bonny à la tête du PSF, entouré de 3 vice-président/e/s, dont les mandats au Grand Conseil permettront de coller à la réalité politique de terrain. Bon vent à cette nouvelle équipe !
1 mars 2008
Bonne route, Camarade président ! 1 reply
Christian Levrat accède aujourd’hui à la présidence du Parti socialiste suisse. Ci-après, un florilège des principaux discours prononcés devant 1300 congressistes réunis à Bâle.
C’est quoi une vision ?
Il s’agit d’objectifs très lointains par rapport au présent, mais qui sont cependant très concrets. Les deux exemples les plus célèbres de visions remontent à la grève générale de 1918 : l’AVS et le vote des femmes. Ces deux objectifs ont répondu durant des décennies à la question « Que veut le PS ? ». Et le PS voulait une AVS et voulait le vote des femmes. Aujourd’hui encore, nous avons des visions de ce type : le PS veut l’adhésion à l’UE, la restructuration de l’école publique obligatoire en introduisant l’horaire continu, le PS veut une Suisse sans centrales nucléaires et une AVS avec retraite flexible. Ces objectifs ont une substance politique extrêmement solide et ils tiennent la route. Ce sont des objectifs qui forgent l’identité du parti et qui lui donne le visage de l’avenir. Ce sont d’excellentes réponses à la question « Que veut le PS ? ». Hans Jürg Fehr
Nous sommes réunis à Bâle en congrès extraordinaire parce que nous avons enregistré en octobre dernier le pire revers électoral de l’après-guerre. Eh bien, souvenons-nous des heures sombres de notre mouvement, relevons la tête, refusons la défaite ! Préparons ensemble les nouvelles échéances qui nous attendent ! Camarades, laissez-moi vous poser quelques questions. N’avons-nous pas, au cours des dernières années, trop privilégié le travail institutionnel du parti ? N’avons-nous pas trop souvent oublié qu’un parti de gauche ne peut survivre qu’à la condition d’être aussi un mouvement social ? Et qu’un mouvement social doit être un lieu de débat, de confrontation, d’échange dialectique ? Camarades, si nous sacrifions nos soirées et nos weekends pour le parti socialiste, c’est parce que nous sommes convaincus que nous pouvons changer ce pays, le rendre plus juste, plus solidaire, plus humain. Et nous devons être les ambassadeurs de cette conviction, nous devons l’afficher. Quand, pour la dernière fois, avons-nous proposé à nos voisins, à nos collègues de bureau d’adhérer au parti socialiste ?" Christian Levrat
Camarades, le vote que nous venons de vivre sur la réforme fiscale dite des entreprises et surtout la campagne que nous avons faite nous a fait plus de bien que les mois d’introspection, d’autocritique que nous nous promettions après la défaite d’octobre 2007. Ce vote nous indique le chemin à suivre d’une façon limpide.
Je ne suis pas pour un lancement, chaque mois, d’une initiative sur tous les sujets. Mais sur le sujet de la redistribution des richesses, avec le parlement que nous avons, pénétré de tous les lobbies, avec des partis bourgeois majoritaires achetés par les banques, les assurances et les multinationales pharmaceutiques, comment voulez-vous amener ce thème à l’agenda autrement ? La démocratie directe est notre meilleure arme, sans la galvauder, il nous faut l’utiliser plus souvent et il nous faut l’utiliser essentiellement sur ce qui fait notre spécificité : la lutte pour la justice sociale.
Cette année 2008, en même temps que MM Schmidheiny, Frey, Blocher recevront les millions de leur cadeau fiscal, 50 000 ménages de personnes handicapées viennent de recevoir l’information que la rente de quelques centaines de francs qui leur était accordée parce qu’un des membres du couple s’occupait de l’autre lourdement handicapé sera supprimée. Camarades, il faut un parti pour dire ça et pour lutter contre ça ! Ce parti, c’est le nôtre ! Pierre-Yves Maillard



