21 avril 2008
le 1er juin 2008 : NON à l’article constitutionnel sur la santé
La médecine à deux vitesses ? Pas de ça chez nous !
Le Parti socialiste combattra la privatisation de la santé et l’explosion des profits des caisses au détriment des assurés de base. Le nouvel article constitutionnel sur la santé, sur lequel nous voterons le 1er juin, prévoit qu’à l’avenir, ce soient les caisses maladie qui décident quel médecin consulter et quel hôpital fréquenter. Et chaque canton devrait leur verser des centaines de millions chaque année. Les assureurs maladie prendraient ainsi les rênes du système de santé. Il n’en est pas question !
Qui se prononcerait contre une meilleure qualité et un contrôle des coûts plus efficace dans la santé ? Personne, bien sûr. Le titre du nouvel article constitutionnel est trompeur. Un élément devrait cependant nous mettre la puce à l’oreille : on nous sort tout à coup du chapeau un contre-projet à l’initiative de l’UDC, alors que cela fait des années que le Parlement travaille sur ces deux thèmes. Les conflits qui peuvent surgir entre les médecins, les caisses et les organisations de patients doivent être résolus par la recherche de compromis et non pas en donnant tout le pouvoir à un des acteurs au détriment des autres.
Soins : des milliers de francs à la charge des particuliers
Les personnes qui ont besoin de soins à domicile, de soins de longue durée ou de soins intermédiaires devront passer à la caisse. Si les caisses ne financent plus les soins – comme cela sera possible avec le nouvel article constitutionnel, les patients en EMS devront payer eux-mêmes chaque mois, en plus de la pension, 2000 ou 3000 francs de leur poche. Ou bien contracter une assurance complémentaire très onéreuse. S’ils n’en ont pas les moyens, il leur faudra faire appel à l’aide sociale. De très nombreuses personnes seront touchées par ce démantèlement. Comme les hôpitaux ont tendance à libérer les patients de plus en plus tôt, bon nombre de ces derniers ont besoin de soins à domicile. Plus préoccupante encore est la situation des personnes souffrant de maladies chroniques, qui ont besoin de soins réguliers et de longue durée : ces patients risquent de devoir payer eux-mêmes des sommes très élevées.
Hausse des franchises et des participations
Ce nouvel article ne met pas seulement fin à l’obligation de rembourser les coûts des soins et au libre choix du médecin sans assurance complémentaire, il entraîne également une hausse des franchises et des participations. Ceci découle de l’art. 3b, qui propose d’encourager la responsabilité individuelle. En d’autres termes , on veut augmenter la participation des malades à leur traitement. C’est une charge pour les plus pauvres, les malades chroniques et les personnes âgées. C’est aussi une ouverture vers la possibilité de faire payer davantage ceux dont le comportement n’est pas "adéquat" (alcooliques, fumeurs…) et une attaque contre la solidarité. Bref, c’est de la médecine à deux vitesses.
Des centaines de millions passent des cantons aux caisses
Il y a tout juste quatre mois, le Parlement décidait de revoir le financement hospitalier. Le nouvel article constitutionnel remet tout en cause. Les hôpitaux et les prestations hospitalières seraient désormais financées uniquement par les caisses maladie (système moniste). Mais cela ne veut pas dire que les cantons, donc les contribuables, feraient des économies. Car les cantons devraient toujours payer les mêmes sommes, mais ils les verseraient aux caisses ou lieu de les verser aux hôpitaux. Ce faisant, les pouvoirs publics laisseraient échapper un instrument essentiel de gestion de la politique de la santé. Et les citoyennes et citoyens perdraient aux aussi, indirectement, une possibilité de décision démocratique sur le système de santé. Il n’est donc pas étonnant que l’ensemble des directrices et des directeurs cantonaux de la santé s’opposent au nouvel article constitutionnel.
PS Suisse
3 avril 2008
CFF Cargo à Fribourg : la lutte continue !
Le conflit social autour des projets de restructuration de CFF Cargo se poursuit. Au Tessin, d’abord, mais aussi chez nous à Fribourg. Pour maintenir une forte pression sur l’entreprise qui persiste à vouloir fermer le centre de service clientèle (KSC) de Fribourg, la coordination dont le PS cantonal fait partie, appelle la population à manifester son soutien au personnel en lutte
JEUDI 10 avril 2008 à 18h devant le Temple à Fribourg
Vous pouvez télécharger ici le tract de la manifestation et ici l’argumentaire à l’appui des revendications du personnel
… et vous pouvez télécharger ici la pétition de soutien au personnel de CFF Cargo de Fribourg !


